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Le syndrome du sauveur: "Je ne te l'ai pas dit parce que je ne voulais pas te blesser..."

Cette petite phrase vous évoque peut être quelque chose? En ce qui me concerne, je dois avouer qu'elle a fait partie de mon mode de pensée fort longtemps. Derrière cette soi-disant précaution de l'autre, se cache une vérité bien moins reluisante...


C'est tout d'abord une projection que l'autre est incapable d'encaisser ce que j'ai à dire. Finalement j'ai une idée toute faite réductrice de la personne à laquelle je m'adresse (ou ne m'adresse pas). Je la sous-estime dans sa gestion émotionnelle. Je ne dis pas ce que je pense pour me positionner en sauveur qui prends soin de l'autre.


l'illusion du sauveur


Est-ce ce que l'autre sera "blessé"? Tout est une question de point de vue. Peut être que dire ce que je pense va contrarier, ou va créer un conflit, ou juste un désaccord... C'est ça que je redoute. Ce qui est sûr, ce que pour moi, c'était un moyen de me donner "bonne conscience".

Finalement cette petite phrase me permettait de transformer ma peur de dire non par une illusion de prendre soin de l'autre. Au lieu d'oser dire non, je disais un faux oui qui me coûtait et me contrariait. Et dans le fond je pensais que l'autre m'était redevable de ce sacrifice.


Derrière ce soi disant altruisme, se cache un vieux schéma toxique de sauveur, qui finira par se transformer en bourreau frustré.


Gauthier Thiebaut


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